RILMIS

Contenu de démonstration — Ce contenu fictif illustre le fonctionnement de la revue. Il n’a pas été évalué et ne doit pas être cité.

Revue Internationale des Langues et du Management Interculturel et Stratégique Vol. 1, n° 1 (2025) p. 19–36

Article de recherche original Accès libre

La traduction, instrument de la négociation commerciale internationale

Enjeux terminologiques et stratégiques

  1. Laboratoire fictif « Traduction et terminologie »
  2. Laboratoire fictif « Langues et économie »

* Auteur correspondant

Reçu le
Révisé le
Accepté le
Publié le

Citer

  • 18 pages
  • 2 min de lecture

Résumé

La traduction est souvent considérée comme une étape logistique de la négociation commerciale internationale. Cet article soutient qu'elle en est un instrument stratégique. À partir des apports de la traductologie et des études sur la communication interculturelle, il distingue trois niveaux où la traduction agit sur le résultat d'une négociation : le choix des termes, la gestion de l'implicite et la maîtrise du rythme des échanges. L'article en déduit des recommandations pour préparer les équipes de négociation et pour mieux intégrer traducteurs et interprètes dans la conduite des discussions.

Mots-clés : diplomatie économique ; négociation internationale ; terminologie ; traduction

Abstract

Translation is often regarded as a logistical step in international business negotiations. This article argues that it is a strategic instrument. Building on translation studies and intercultural communication research, it identifies three levels at which translation shapes the outcome of a negotiation: the choice of terms, the handling of implicit meaning and the control of the pace of exchanges. It derives recommendations for preparing negotiation teams and better integrating translators and interpreters into the conduct of talks.

Keywords: translation; terminology; international negotiation; economic diplomacy

Introduction

Lorsqu’une entreprise négocie avec un partenaire étranger, la traduction est souvent confiée au dernier moment à un prestataire. Cette pratique repose sur une idée implicite : traduire serait reproduire fidèlement un sens déjà fixé. La traductologie montre au contraire que toute traduction est un choix (Venuti, 1995). Dans une négociation, ces choix ont des conséquences économiques.

1. Le niveau des termes

Un même mot peut engager différemment selon les langues et les systèmes juridiques. « Garantie », « délai de rigueur » ou « meilleurs efforts » ne recouvrent pas les mêmes obligations d’un pays à l’autre. Le travail terminologique préalable — constituer un glossaire partagé, valider les équivalences avec les juristes — réduit les malentendus coûteux au moment de la rédaction du contrat.

2. Le niveau de l’implicite

Hall (1976) distingue les cultures de communication à contexte fort, où beaucoup de sens reste implicite, et celles à contexte faible, où tout doit être explicité. Le traducteur ou l’interprète se trouve à la jonction de ces deux régimes. Selon qu’il explicite ou non ce qui reste sous-entendu, il modifie la perception de la fermeté ou de la souplesse d’une position (Ladmiral et Lipiansky, 1989).

3. Le niveau du rythme

L’interprétation consécutive allonge les échanges et offre des temps de réflexion ; l’interprétation simultanée accélère le dialogue. Les modèles de l’effort cognitif de l’interprète (Gile, 1995) rappellent que la qualité de la restitution dépend aussi des conditions de travail. Choisir un mode d’interprétation, c’est donc choisir un tempo de négociation.

4. Recommandations

  • associer traducteurs et interprètes à la préparation, et non seulement à l’exécution ;
  • établir un glossaire bilingue validé avant la première séance ;
  • convenir à l’avance du mode d’interprétation selon les moments clés ;
  • prévoir une relecture croisée des versions linguistiques du contrat.

Conclusion

Considérer la traduction comme un instrument stratégique ne signifie pas l’instrumentaliser, mais reconnaître sa place dans la construction de l’accord. Cette perspective invite à de futures recherches sur la professionnalisation de la fonction linguistique dans les directions commerciales internationales.

Références

  • Gile, D. (1995). Basic Concepts and Models for Interpreter and Translator Training. John Benjamins.
  • Hall, E. T. (1976). Beyond Culture. Anchor Press/Doubleday.
  • Ladmiral, J.-R., & Lipiansky, E. M. (1989). La communication interculturelle. Armand Colin.
  • Venuti, L. (1995). The Translator’s Invisibility. Routledge.

Informations complémentaires

Disponibilité des données

Article conceptuel de démonstration : aucune donnée empirique n’a été collectée.

Comment citer cet article

Norme APA (7e édition)

Sissoko-Ba, A., & Moreau-Lefèvre, C. (2025). La traduction, instrument de la négociation commerciale internationale : Enjeux terminologiques et stratégiques. Revue Internationale des Langues et du Management Interculturel et Stratégique, 1(1), 19–36. https://rilmis.fr/articles/la-traduction-instrument-de-la-negociation-commerciale-internationale/

BibTeX RIS (Zotero, EndNote, Mendeley)

Article en accès libre, diffusé sous licence CC BY 4.0.

Traduire »
Défiler vers le haut